dimanche 17 juin 2012

Redevance sur les certificats verts : critiqué par le MR, le ministre Nollet abandonnerait sa mesure



Début juin, Willy Borsus découvrait que le Gouvernement wallon – le ministre Nollet (Ecolo) en particulier- avait décidé de lever, en catimini, une redevance qui, à partir du 1er juillet, allait frapper les producteurs d’énergie verte. Emoi auprès des quelque 60 000 détenteurs de panneaux  voltaïques ! «Pourquoi faudrait-il imposer les ménages producteurs d’énergie verte alors qu’un mécanisme a été créé pour les encourager à entrer dans ce système ?», interrogeait le Président du Groupe MR.
De surcroît, les citoyens craignaient une augmentation progressive de cette mesure, un peu comme ce fut le cas pour l’éco-malus.
Questionné au Parlement, Jean-Marc Nollet tentait de minimiser  la portée de cette redevance : « Moins de 2 euros pour les ménages», affirmait le ministre Ecolo… Ce qui d’emblée amenait ce constat : les frais de perception destinés à récolter cette redevance allaient être plus élevés que son produit ! Dans la foulée, la Commission wallonne pour l’Energie (Cwape : le régulateur wallon des marchés de l’énergie qui serait chargé de percevoir la nouvelle redevance), émettaient beaucoup de réserves.
Dans le secteur, l’initiative du ministre Ecolo passait mal. Face aux critiques répétées de l’opposition MR, M. Nollet vient d’effectuer une spectaculaire marche arrière : « Bonne nouvelle mais qui reste à confirmer : sous notre pression le Gouvernement wallon aurait abandonné sa décision prise en mai dernier d'une taxe ou d'une redevance sur la production d'énergie renouvelable et en particulier sur les certificats verts. Très heureux d'avoir fait reculer le Gouvernement! » constate Willy Borsus.

vendredi 8 juin 2012

Retrait de la mesure visant à supprimer les arrêts proches des écoles et examen de la proposition «service minimum » : Willy Borsus veut une réponse claire et rapide du Parlement wallon



Au mépris de toute concertation et sans le moindre égard envers les usagers, une nouvelle grève est venue perturber la circulation des bus, ce matin, à Charleroi. « En pleine période d’examen : c’est inadmissible ! », estime Willy Borsus. « Et comme d’habitude, le ministre Philippe Henry se contente simplement de déplorer ce mouvement, une complainte inutile, invariablement reprise sans que cela ne modifie en rien le rituel insupportable des grèves sauvages», critique le Président du Groupe MR à la Région wallonne.
Face à cette situation, , face à une réduction progressive de l’offre de transport– «Que penser, en effet, de cette nouvelle disposition affligeante de supprimer les arrêts « scolaires » situés à moins d’un kilomètre d’une école au risque de mettre en danger des enfants obligés de cheminer le long de routes à forte circulation et de compliquer le quotidien des familles», bref, face à la dégradation constante de ce service public, Willy Borsus exige qu’un débat s’ouvre lors de la prochaine semaine parlementaire : « J’entends réclamer le retrait de cette mesure lamentable mais je demande également l’examen en urgence de la proposition d’instaurer un service minimum, une demande qui semble d’ailleurs partagée depuis peu par un parti de la coalition régionale. Annuellement, un budget de plus de 400 millions d’euros est attribué (421 millions l’an dernier) à la société des transports : vu la hauteur de cette contribution, les usagers sont en droit de revendiquer un service de qualité », conclut Willy Borsus.

Contact : Jean-François EGUEUR (0477 63 97 68)

vendredi 27 avril 2012

Le MR estime qu'il faut injecter un milliard d'euros dans le rail wallon.

Le Mouvement Réformateur considère qu'il faut injecter un milliard d'euros en investissements dans le rail wallon.
C'est le chiffre repris dans le plan global pour le rail wallon présenté par les Réformateurs.
Ce plan reprend divers chantiers, prioritaires pour le MR en vue d'assurer la croissance économique régionale.
Outre la liaison de Gosselies – Willy Borsus, Chef de groupe MR au Parlement wallon, s'étonne d'ailleurs ce vendredi dans le quotidien gratuit Metro de ne pas la voir incluse dans  le plan d'investissements 2013-2025 de la SNCB - les propositions des Réformateurs misent sur une amélioration de la capacité sur la ligne Mons-Bruxelles ou encore sur le développement du réseau express liégeois. Sans oublier une modernisation des plateformes de fret de Monceau et Kinkempois.
Quant au financement, le MR pense au préfinancement ou au cofinancement de la part de la Région wallonne, encourageant les partenariats public-privé pour certains aspects.
«Qui dit investissements, dit retour. Si on rate cette échéance, ce sera un échec pour le développement wallon,» a expliqué Willy Borsus.
Le Chef de groupe MR estime que la Région doit se montrer "plus offensive» vis-à-vis du fédéral pour faire du ferroviaire un élément de relance."
"L'absence de la gare de l'aéroport de Gosselies parmi les 25 milliards projetés par la SNCB jette un coup de froid dans les projets ferroviaires du gouvernement wallon," a expliqué Willy Borsus, soulignant qu'il s'agit "pourtant d'un élément majeur qui permettrait une inter-modalité et une accessibilité majeure à l'aéroport."

La liaison carolorégienne figurait cependant dans la liste de projets ferroviaires découlant de l'étude TRITEL commandée par le Gouvernement wallon.
Chiffrée à 600 millions €, elle était le plus gros investissement du plan wallon.
"Je demande au Ministre de tutelle de la SNCB Paul Magnette de reconsidérer ce projet, ce dossier est supra-local, on ne peut pas être timide," a poursuivi Willy Borsus en demandant "un peu d'audace de l'exécutif wallon."
Enfin, Willy Borsus estime qu'un véritable plan intermodal de transports publics wallons doit être mis sur la table, visant particulièrement le groupe TEC dont le contrat de gestion est attendu prochainement.

Caisse d’Investissement wallonne « Une formidable machine à perdre de l’argent », dénonce Pierre-Yves Jeholet





« La Caisse d’Investissement wallonne? Une formidable machine à perdre de l’argent » : voilà l’analyse posée par Pierre-Yves Jeholet, ce mercredi au Parlement wallon en ouverture du débat consacré à cet outil « idéologique » voulu par Jean-Claude Marcourt, ministre régional de l’Economie.

Lancée en 2009, la CIW devait être une réponse à la crise financière surgie en 2008 : il s’agissait pour le Gouvernement wallon de lever des fonds publics afin de les injecter dans les entreprises régionales. Pour le MR, ce projet à fort relent idéologique (initialement le PS voulait une « banque ») était inutile : pourquoi créer une nouvelle structure coûteuse alors que le « paysage » wallon est constellé de pararégionaux susceptibles de réaliser cette mission.

Constat alamant : au bout de trois années d’existence, la CIW a perdu environ 8 millions d’euros, soit  10% des fonds levés (81 millions EUR) ! « Quel bel exemple de bonne gestion de la part de ceux qui sont les premiers à stigmatiser (parfois avec raison) les placements douteux des acteurs privés », a lancé Pierre-Yves Jeohlet.

Et la récente découverte de la déconfiture d’un placement en obligations grecques n’a fait que renforcer les inquiétudes : ce sont 3,8 millions d’euros qui se sont envolés du fait de la dépréciation de ce portefeuille !

Viennent s’ajouter à ce fiasco, les critiques répétées de l’Union européenne : le 22 mars dernier, la Commission envoyait encore un avis motivé relatif au mécanisme de déduction fiscale qui accompagnait l’appel à l’épargne. En résumé, la Commission estime que l’exclusion des  non-résidents qui perçoivent la totalité ou la quasi-totalité de leurs revenus dans la Région wallonne du bénéfice de la réduction est discriminatoire et porte atteinte à la liberté de des travailleurs !

Le MR n’est pas seul à réclamer des comptes au ministre Marcourt, empêtré dans cette affaire : le CDh et Ecolo (partenaires du PS dans la majorité !) ont également fait part de leurs critiques quant à la gestion de cette Caisse.

De son côté, le ministre s’est contenté de renvoyer la balle vers le… fédéral ! « C’est ahurissant : les péripéties de la CIW renforcent ma conviction qu’une réforme  profonde des outils financiers wallons s’impose même s’il n’est pas dans mon intention de jeter le discrédit sur toutes les structures existantes, la plupart étant d’ailleurs reconnues pour leur professionnalisme.  Toutefois, une plus grande lisibilité du paysage, une plus grande synergie et une gestion commune des fonctions de type « support » me semblent être des pistes qui devraient améliorer l’efficacité de nos outils. », a conclu Pierre-Yves Jeoholet.

vendredi 13 avril 2012

André Antoine a-t-il manipulé la comptabilité de la Région wallonne ?


André Antoine a-t-il manipulé la comptabilité de la Région wallonne ?
Willy Borsus : « Un ministre englué dans un fatras de contrevérités »


A la suite de la publication d’une dépêche de l’agence Belga et la divulgation d’un document compromettant révélé par Le Soir de ce matin, André Antoine se trouve soupçonné d’avoir, à tout le moins, manipulé la comptabilité wallonne afin de la montrer sous une lumière qui ne correspond pas à la réalité.
Englué dans un fatras de contrevérités et de contradictions, le ministre (CDh) du Budget réagit en accusant le… MR de vouloir polémiquer par voie de presse!
Réaction symptomatique d’un homme aux abois, réaction scandaleuse et insensée.
Willy Borsus retrace les faits : « Fin janvier, j’ai adressé une question écrite à M. Antoine afin de vérifier une information qui m’avait été communiquée : je souhaitais savoir s’il était intervenu auprès de son administration pour retarder certains paiements. M. Antoine n’a pas répondu dans les délais impartis. Ce jeudi, l’agence Belga m’a interrogé, ainsi que le ministre, sur l’existence éventuelle d’une telle intervention. A nouveau, le ministre a choisi l’esquive. Hélas, ce matin, Le Soir, a publié une lettre confondante qui prouve que M. Antoine a donné des injonctions à son administration, une initiative inédite, contraire aux principes budgétaires ».
Le président du Goupe MR à la Région wallonne rappelle que le ministre est coutumier de  ces manœuvres. « A maintes reprises, M. Antoine s’est fait épingler par l’Institut des Comptes Nationaux, par la Cour des Comptes, autant d’organismes de contrôles impartiaux dont il a contesté les analyses. Soit. Personnellement, j’ai dénoncé les retards de paiements de la Région, retards qui nuisent à la fois aux fournisseurs qui se trouvent aux prises avec des difficultés de trésorerie sérieux mais également aux finances régionales, obligées de supporter des intérêts de retards très lourds. J’ai demandé à plusieurs reprises que le Ministre fasse réaliser un audit externe de la comptabilité régionale : refus systématique de sa part. »
Pour ce qui concerne, les soupçons de manipulation dénoncé par la presse, Willy Borsus ne peut que constater l’existence de ce document, porteur d’une mention manuscrite et de la signature du ministre. En français dans le texte !

lundi 26 mars 2012


« Une boîte aux lettres dans chaque village parce qu'on le vaut bien!
», estime Willy Borsus

L'annonce brutale d'un possible abandon prochain d'une série de boîtes
aux lettres installées en milieu rural a choqué Willy Borsus: « Il
n'est pas question de sacrifier des services nécessaires au public sur
l'autel de la rentabilité, pas plus que les populations situées en
milieu rural ne doivent souffrir de logiques financières et économiques
inappropriées
 », estime le Président du Groupe MR au Parlement wallon.
« Dans nos villages, dans nos hameaux, nombre de personnes âgées ou de
citoyens qui ne disposent pas de moyens suffisants pour s'acheter un
véhicule doivent pouvoir bénéficier de services équivalents à ceux qui
sont proposés en agglomération. Il n'est pas concevable qu'une
personne doive parcourir plusieurs kilomètres pour déposer un simple
pli postal
 », poursuit Willy Borsus.

Le député MR estime qu'un dialogue doit s'ouvrir sans délai avec
Bpost. «Tant au Parlement wallon qu'au sein de l'Union des Villes et
Communes, j'entends déployer les moyens politiques nécessaires pour
garantir un service public de qualité dans nos villages, tant pour ce
qui concerne la poste qu'en termes de mobilité. La Wallonie ne peut
devenir une région qui comptera quelques grosses villes suréquipées et
des espaces ruraux en voie de désertification. Ce n'est pas de cette
manière que je vois le développement de notre territoire
 », conclut
Willy Borsus.

jeudi 1 mars 2012

Grève TEC à Charleroi: la mauvaise habitude

PARLEMENT WALLON
GROUPE MR

Namur, le 1er mars 2012
Communiqué de presse

«Grève des Tec à Charleroi: la mauvaise habitude!», dénonce Willy Borsus.



Deux jours après l’inauguration de la boucle centrale du métro de Charleroi, un ouvrage qui a réclamé des moyens financiers importants aux pouvoirs locaux et régionaux, un ouvrage qui donne à la métropole carolorégienne un visage de modernité indéniable, une nouvelle grève sauvage vient ternir l’image des TEC, une grève qui prend, comme d’habitude, les usagers en otage, une grève déclenchée au mépris des formes légales. « C’est une bien mauvaise manie acquise par une catégorie du personnel des TEC Charleroi. Les usagers locaux qui subissent ces désagréments à répétition n’en peuvent plus. D’autant qu’ils sont régulièrement soumis à des augmentations tarifaires non négligeables et qu’ils sont en droit d’attendre un service public efficace », dénonce Willy Borsus.
Le Président du Groupe MR au Parlement wallon rappelle qu’il a déposé des propositions afin d’assurer la continuité du service et d’empêcher ces grèves illégales.

Contact : Jean-François EGUEUR (0477 63 97 68)

jeudi 26 janvier 2012

La Wallonie reste en plan(s)

De plan en plan, ça plane pour les Wallons


Contrat d’avenir renouvelé : juillet 2004 (PS-Cdh)
Extraits
• Les droits de succession aux héritiers en ligne directe seront supprimés et les droits de donation réduits pour faciliter la transmission d'entreprises.
• Sur le plan administratif, un formulaire unique verra le jour pour toutes les demandes adressées aux instances relevant du gouvernement wallon.
• Le plan stratégique relatif à l'inclusion sociale se traduira par la création de 2000 logements par an
• Tous les demandeurs d'emploi wallons devront bénéficier d'un accompagnement d'ici 3 ans.

Plan stratégique transversal I : 30 août 2005

Une étude réalisée par la société McKinsey a analysé les facteurs de succès de certaines régions européennes et des pays industrialisés qui peuvent nous être utiles en nous éclairant sur les réussites qu'un pays ou une région peut attendre de réformes bien conduites.

En même temps

Plan Marshall (30 août 2005) La Région va «alléger la fiscalité des entreprises »
Nous attendons du gouvernement qu’il supprime les freins à la création d’activité. C’est visiblement son intention et nous nous en réjouissons », a déclaré le président de l’Union wallonne des Entreprises, Henri Mestdagh.


Suivi de PST II (septembre 2005) : Simplifier...


PST III (octobre 2005) : Un logement décent pour tous

Plan anti-crise (décembre 2008) apporter un soutien utile et efficace aux PMEs, quand elles sont confrontées à un problème aigu de financement

Plan Marshall 2. Vert (décembre 2009) Une touche de vert, arrivée d’Ecolo oblige
Départ en fanfare. Mais un couac, l’absence de Jean Claude Marcourt qui n’était pas en conférence de presse

Plan « Action Industrie » (septembre 20120): Simplifier pour rendre plus attractif

vendredi 23 décembre 2011

Grève Tec Charleroi inacceptable dénonce Willy Borsus

PARLEMENT WALLON
GROUPE MR

Namur, le 23 décembre 2011
Communiqué de presse

«Grève des Tec à Charleroi: inacceptable !», dénonce Willy Borsus.
Le Président du Groupe MR à la Région wallonne
demande que le ministre Henry prenne des mesures urgentes afin de rétablir le service



Une fois de plus, une grève sauvage est déclenchée à Charleroi au mépris des formes légales, une grève qui prend les usagers en otage. « A l’issue d’une semaine chaotique qui a perturbé les déplacements de milliers de personnes, qui a laissé sur le trottoir nombre d’usagers surpris par des mouvements spontanés totalement injustifiés en prélude à la grève générale de jeudi, voici que les Tec Charleroi jouent les prolongations sans même pouvoir expliquer la signification ni la portée de leur action», déclare Willy Borsus. « C’est un bien triste cadeau de fin d’année qu’offrent les Tec Charleroi à leurs clients, au moment même où la Société Régionale des Transports vient d’annoncer une hausse tarifaire de 7 % »
Le président du Groupe MR au Parlement wallon demande que le ministre Henry «prenne de toute urgence des mesures afin de rétablir le service au plus vite.»

Contact : Jean-François EGUEUR (0477 63 97 68)

mardi 4 octobre 2011

Willy Borsus sur Bel-RTL: Il faut un audit des finances wallonnes

Ce mardi 4 octobre, Willy Borsus était l'invité de Bel-Rtl. Le vice-président du MR a répondu aux questions de Fabrice Grosfilley. Il a été question du blocage sur BHV mais aussi du dérapage des finances wallonnes.

L'interview:

Fabrice Grosfilley Est-on à nouveau en crise ?

Willy Borsus "Je ne parlerai pas de crise, mais la journée de lundi fut difficile. Les points de vue n'ont pas pu être rassemblés par rapport à la façon d'organiser BHV judiciairement. Il faut que la situation actuelle des francophones, leurs droits et leur relation avec la justice, soit préservés au civil comme au pénal. Il y a un blocage mais je continue à nourrir l'espoir d'une issue cet après-midi", a expliqué Willy Borsus à Fabrice Grosfilley.

Est-ce le CD&V qui a radicalisé sa position ?

"Il y a effectivement une cristallisation du CD&V sur le problème, mais vu la situation économique actuelle, je ne vais pas m'exprimer de manière trop figée"…

Faut-il remettre en cause tout ce qui a été négocié ?


"Ce serait une erreur. Il y a des acquis obtenus concernant les droits politiques et administratifs, tout comme au niveau des communes à facilités".

Les comptes de la Région wallonne sont-ils dans le rouge ?

"Oui, n'essayons pas de discuter de la méthodologie concernant les chiffres. Il faut faire un exercice vérité pour le Région wallonne. Nous avons besoin de clarté sur la situation actuelle pour bâtir le futur. Poursuivre de cette façon serait grave pour le Région. Nous avons un devoir de responsabilité."

Vous êtes bourgmestre également. Les problèmes de Dexia, l'ancien "Crédit communal", vous font-ils peur ?

"Il faut être vigilant. Les dividendes pour les communes se sont éteints au fil du temps. Aujourd'hui, le capital est en question. Heureusement, des mesures en Belgique et en France devraient garantir la structure financière du groupe".

samedi 10 septembre 2011

Willy Borsus réclame un audit sur la dette wallonne

Dans le discours qu'il a prononcé lors des Universités du MR, Willy Borsus a dénoncé la dérive de la dette wallonne qui s'élève, aujourd'hui, à 14 milliards d'euros. Comme le Gouvernement wallon refuse d'avaliser ces chiffres, le chef de groupe MR estime qu'il est nécessaire de procéder à un audit pour dresser l'état réel de la dette.
Par ailleurs, Willy Borsus a demandé que la majorité PS-Cdh-Ecolo sorte de son immobilisme et entame, au plus vite, une vaste réforme du paysage institutionnel wallon. "Jusqu'ici, le Gouvernement wallon s'est contenté de communication, d'études et de rapports coûteux. Il faut s'attaquer à la simplification administrative, à la dépolitisation de la fonction publique. N'y a-t-il plus de grèves sauvages aux TEC, l'accès au logement est-il plus facile? Peut-on plus facilement suivre aujourd'hui une demande de permis? Il y a un an, jour pour jour, M. Demotte, Ministre-Président, avait promis une grande réforme. Nous n'avons toujours rien vu venir", analyse Willy Borsus.

jeudi 8 septembre 2011

TEC: Willy Borsus dénonce la mauvaise gouvernance

Dans un article publié ce jeudi 8 septembre par les éditions de l'Avenir, Willy
Borsus estime que si la société "De Lijn" (le TEC flamand) appliquait les mêmes critères que le TEC pour désigner ses administrateurs, elle compterait 170 postes au lieu de... 11 actuellement!
Au-delà de ce constat, la réforme introduite dans la désignation des administrateurs au sein des TEC régionaux va permettre au PS de détenir la moitié des postes, donc d'accéder à la majorité de blocage. Pour le Président du Groupe MR, cette situation permet les répartitions politiques et les petits jeux... dénoncés par les alliés du PS au sein de la coalition Olivier.

L'article publié sur le site de L'Avenir en ligne

mardi 6 septembre 2011

Willy Borsus : « La Wallonie doit revenir à une situation financière plus saine : c’est urgent ! »

Invité du journal de Bel-RTL ce mardi 6 septembre, Willy Borsus a demandé que le Gouvernement wallon se penche au plus vite sur l’état de son endettement. Alors que de nouvelles compétences devraient être transférées du « fédéral » vers les Communautés et Régions (allocations familiales, emploi, sécurité routière, soins de santé,…) dans le cadre de la réforme de l’Etat, il est fondamental que les finances wallonnes puissent répondre à ces nouveaux défis : « La Région wallonne doit faire un exercice-vérité, améliorer son fonctionnement, réduire ses procédures, rationaliser ses structures, trop nombreuses, trop lourdes. Par ailleurs, il est nécessaire de revenir à une situation financière plus saine. L’endettement est préoccupant : quelque 14 milliards d’euros, c’est énorme !», constate le Président du Groupe MR.
Autre restructuration que Willy Borsus juge urgente de réaliser : le Forem. « Un euro sur 7 est accordé à cette institution, soit un budget d’un milliard d’euros. Et que constate-t-on : qu’il subsiste une cinquantaine de métiers en pénurie, où les entreprises ne trouvent pas la main d’œuvre qu’ils recherchent et que, dans le même temps, plus de 220 000 chômeurs sont recensés. Il faut améliorer la formation et faire en sorte qu’il y ait adéquation entre les formations et les demandes des employeurs».

L’interview sur le site de Bel-RTL

lundi 5 septembre 2011

Willy Borsus : « Cette Wallonie, quel fouillis ! »


Dans une interview accordée au SOIR de ce samedi 3 septembre, Willy Borsus estime que le Gouvernement wallon doit cesser de jeter l’argent par les fenêtres : « Moins d’études et de communication ». Le Président du Groupe MR à la Région poursuit : « Nous avons laissé le temps à la majorité, mais ces deux années ont été marquées par beaucoup de conflits internes. Il s’agit désormais de faire des propositions. Avec une exigence forte aussi : le gouvernement doit arrêter de jeter l’argent par les fenêtres. Je parle ici du nombre incalculable d’études en tous genres qui ont été commandées et des exercices de communication – 8 millions d’euros ! – qui consistent à dire que tout va bien. Un peu d’humilité !».
Par ailleurs, Willy Borsus juge que la Région reste une machine lourde de structures concurrentes et de procédures paralysantes qui ne la placent pas dans une situation idéale pour rencontrer les défis du futur.

L'interview parue sur le site du SOIR


vendredi 29 juillet 2011

Agonie des primes au photovoltaïque : «La révolution verte a vécu», estime Willy Borsus

En catimini à la veille des vacances, Jean-Marc Nollet a procédé à une nouvelle réduction substantielle des primes accordées à l’installation de panneaux photovoltaïques, une réduction que le Ministre Ecolo présente comme un… progrès !
Willy Borsus critique : «Le soutien aux photovoltaïques en Wallonie suit le même chemin que les écobonus : une réduction significative alors qu’on avait présenté ces mesures à grand renfort de communication tape-à-l’œil ».
Et le Président du groupe MR de rappeler qu’en 2009 déjà, le Gouvernement Olivier avait supprimé la prime Solwatt de 3.500 euros : « Aujourd’hui, en procédant de la sorte, M. Nollet renie ses engagements. Conséquence : une déstructuration du marché, un coup porté au secteur des fabricants et aux citoyens qui ont investi ».
Dans une interview accordée au Soir, Willy Borsus souligne que «ce nouveau changement du régime des primes met à mal la confiance que le public a dans le système. Or, dans ce domaine, la prévisibilité est essentielle. Désormais, nous n’avons aucune garantie que les choses resteront en l’état après 2012. La décision qui a été prise mercredi est en fait le contraire de ce qu’il faudrait faire pour cette énergie qui présente très peu de nuisances environnementales».
Cette « diminution brutale de l’avantager financier » va provoquer des effets préjudiciables. Aujourd’hui, une installation de plus ou moins 24 m2 de panneaux produisant environ 2.574kWhpar an donne actuellement droit à 18 certificats verts annuels durant 15 ans. A partir du 1er septembre 2012, la prime sera limitée à 128 certificats sur 10 ans. De plus, on passera, pour un prix de 80 euros par certificat, de 21.600 à 10.240 euros.
«Comme en décembre 2009, la décision qui vient d’être prise l’est prise « au prétexte d’une diminution des prix du marché ». Mais il n’y a pas eu de diminution notable depuis lors. C’est la troisième fois qu’on nous sert cet argument ! C’est contradictoire avec la politique des alliances emploi-environnement. La filière wallonne est tout de même encore naissante et reste fragile. Couper cet octroi de CV risque de tuer de nombreux emplois. Or, la Wallonie a un retard considérable à rattraper par rapport à La Flandre : environ 87 MW installés contre 651 au nord du pays. Après que le cadre éolien a une nouvelle fois été recalé lors du dernier gouvernement, il semble que la révolution verte que l’on annonçait soit démentie dans les faits », conclut Willy Borsus.

Le Gouvernement wallon s’offre une réclame tapageuse sur le compte des citoyens

Le Gouvernement wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles viennent de publier un « almanach 2010-2011 » intitulé « 2 ans d’Olivier », document de 58 pages reprenant un catalogue de ce que serait le merveilleux bilan de la majorité Olivier. Selon le préambule de ce document de pure communication financé par les deniers publics, « ce ne sont pas moins de 86,9% des actions prévues dans la déclaration de politique régionale wallonne (…) qui ont été initiées au terme de ces deux dernières années ». Bref, une réclame trompeuse constituée d’un message d’autosatisfaction qui masque mal la faiblesse des résultats réellement engrangés par ce Gouvernement : les difficultés vécues au quotidien par les Wallons, en particulier par les plus faibles revenus et la classe moyenne, en sont la preuve. Hélas…
Interrogé par Sud-Presse, Willy Borsus estime que l’Olivier a lancé «beaucoup de promesses » et engrangé « peu de réalisations concrètes ». Le Président du groupe MR relève de nombreuses carences : « la simplification administrative, la rationalisation des structures, le Forem: on n’a toujours rien vu venir ». Mais le Gouvernement soigne son image : « entre 7 et 10 millions pour sa communication. Par contre, très peu de projets de décret arrivent au parlement », poursuit-il.
Au cours des trois années à venir, Willy Borsus souhaiterait que le Gouvernement «redresse la barre : tout d’abord, qu’on n’augmente plus la fiscalité et qu’on ne supprime plus les avantages, comme pour les éco-bonus ou le photovoltaïque. Enfin, il serait grand temps de se concentrer sur des priorités comme la recherche, la formation et les emplois verts ».

jeudi 28 juillet 2011

WALLONIE Ajustement budgétaire : Willy Borsus dénonce l’insouciance d’un Gouvernement qui multiplie les dépenses inutiles

«Les finances wallonnes, notre avenir en termes d'endettement, n'appartiennent pas à un ministre du Budget ou à une majorité à un moment donné. C'est une responsabilité collective qui nous engagera toutes et tous par rapport à un certain nombre de choix politiques. Je vois la Région wallonne comme l'État fédéral aux temps de la toute puissante démocratie chrétienne, un Etat qui s'endettait à tout va en indiquant qu'on pouvait faire confiance. On sait ce qu’il est advenu de la colossale dette belge, des sauts d’index et des impôts à tou- va. Je crains que la Région wallonne ne se retrouve dans le même état d'esprit que l'État fédéral à la fin des années 1960, avec cette insouciance budgétaire. C’est pourquoi nous ne voterons pas cet ajustement » : c’est en ces termes que Willy Borsus a conclu le débat sur l’ajustement budgétaire 2011 qui s’est tenu ce 20 juillet au Parlement wallon.
Pour le Président du groupe, l’ajustement fournit l’opportunité d’apporter toute la lumière sur l’état des finances de la Région wallonne, de « jouer le jeu de la transparence ». Or, le Gouvernement wallon n’a malheureusement livré aucun élément permettant de dresser un état des lieux précis des finances : «aucune transparence ne s'applique en ce qui concerne les financements alternatifs. Et nous parlons de sommes qui frisent les sept milliards d'euros, montant plus élevé que celui des recettes annuelles de notre région. Comment imaginer que nous n'ayons pas un exercice vérité sur l'ensemble de ces mécanismes ? ».
Willy Borsus estime que « cet ajustement aurait dû être l'occasion de corriger le tir, tant l'endettement direct atteint des proportions énormes. La Cour des Comptes l'estime à 6,1 milliards d'euros ! Si on ajoute des reports de paiement évalués à 640 millions d'euros et des besoins de financement de 600 millions d'euros attendus en 2011, on atteint des montants inquiétants ».
Autre constat : une absence totale de volonté du gouvernement d'appréhender les défis actuels et à venir. «Notre région risque d'être confrontée à différentes échéances, à des compétences nouvelles à assumer et à des paramètres budgétaires qui vont peut-être évoluer. Cet ajustement 2011 est marqué par l'amélioration des paramètres de croissance qui augmentent la dotation du Fédéral, ce qui conduit à une augmentation des recettes de 90 millions d'euros. Nous aurions pu, et le Bureau du Plan nous y invitait, accélérer le désendettement pour améliorer notre solde de financement, renouveler des responsabilités et investir dans des priorités absolues. Ce n'est pas ce que l'on voit ici. Le solde de financement est resté inchangé et 85 % des recettes supplémentaires ont parfois été utilisées pour des dépenses hautement discutables. La majorité Olivier vit dans sa bulle, comme si demain allait être identique à aujourd'hui. C'est une grave erreur d'appréciation ».
Outre la perception indue de quelque 14 millions d’euros de téléredevance auprès de milliers de Wallons qui en sont exemptés, Willy Borsus est revenu sur une autre «perle » : « elle revient au Ministre Henry en matière de gestion des infrastructures de déchets. La Cour des comptes constate que le budget ajusté présenté par l'Office wallon des déchets, prévoit un prélèvement de 56,4 millions d'euros alors que la région, dans son budget, prévoit de donner 23,3 millions d'euros. Il y a donc une différence colossale. Je rappelle qu'en matière d'environnement, lorsque la Région wallonne décide d'octroyer un subside, elle ne le donne pas mais propose d'emprunter le subside qu'elle donne. Elle annonce qu'elle remboursera les annuités. Cependant, au moment de rembourser ces annuités, elle ne le fait pas non plus et accumule du retard ! ».
Par ailleurs, Willy Borsus relève enfin des dépenses étonnantes : « Prenons, par exemple, cette publication visant à retracer l'histoire des aéroports wallons (100.000 €). Est-ce bien indispensable en cette période de disette ? Relevons encore les crédits destinés au rayonnement de la Wallonie qui continuent à augmenter. Chaque ministre a sa petite cagnotte et arrose gentiment autour de lui des éléments qui ont peut-être un intérêt local mais qui sont bien loin de procéder au rayonnement de la Wallonie. Au lieu de s'amender, le gouvernement en remet une couche et octroie des crédits supplémentaires à ce qui reste destiné au rayonnement local des ministres dans leurs circonscriptions. Pointons également les 250 000 euros destinés à la communication du tram à Liège dans le cadre de l'ajustement budgétaire 2011. Est-on ici dans les choix prioritaires structurantes ? Ce sont des dépenses inutiles faites par un Gouvernement insouciant du lendemain ! ».

mardi 19 juillet 2011

Fermeture de gares: Willy Borsus estime que la province de Namur est lourdement et inutilement touchée

"J'apprends avec consternation que la SNCB envisage de supprimer une série de gares wallonnes. Je constate également que de nombreuses gares de la province de Namur sont visées: Auvelais, Godinne, Couvin, Moustier notamment. Je dénonce une nouvelle fois cette spirale de démantèlement qui touche des régions déjà aux prises à des difficultés économiques importantes", déclare Willy Borsus.

Le président du Groupe MR au Parlement wallon estime que la SNCB doit rechercher d'autres sources d'économie: "Sans doute conviendrait-il de se poser des questions quant à la réalisation d'ouvrages coûteux comme la gare de Mons: est-ce bien nécessaire en ces temps difficiles? Des investissements sont utiles aux voyageurs -c'est le cas de la dalle de la gare de Namur- mais d'autres apparaissent comme des investissements de prestige, trop lourds à supporter! En période d'austérité, le montant de 155 millions englouti par le projet de gare à Mons dont 40 millions à charge de la Région est difficilement justifiable."

Par ailleurs, Willy Borsus constate qu'une fois de plus, c'est en milieu rural que la saignée est portée: "On touche une fois encore aux usagers qui ont le plus besoin de services publics de mobilité pour rejoindre les grands centres urbains. Les gens du Couvinois, de la Basse-Sambre, du sud-namurois ont un impérieux besoin de solutions de mobilité. Récemment, le groupe TEC a supprimé une série de lignes -dont Ciney-Huy- portant de durs coups aux usagers ruraux. D'ores et déjà, je demande à M. Philippe Henry, en charge de la mobilité à la Région, de prendre des initiatives pour contrer ce plan de suppressions. J'espère que le Gouvernement wallon se départira de l'immobilisme qui fut le sien sur le dossier "Ronet". Je demande que le Gouvernement wallon saisisse rapidement le Comité de Concertation", conclut Willy Borsus.

lundi 27 juin 2011

Enorme bourde du Cabinet Antoine : 14 millions d'euros indûment prélevés auprès de personnes plus précarisées, révèle la Cour des Comptes

C’est une révélation de taille qu’a donnée la Cour des Comptes, lundi au Parlement wallon : à la lecture du rapport sur la préfiguration budgétaire, on apprend, en effet, qu’un montant estimé à 14 millions d'euros a été prélevé auprès de personnes sous statut BIM ou Omnio, c'est-à-dire des personnes aux faibles revenus, au cours des exercices 2009 et 2010, et ce dans le cadre de la perception de la redevance radio. En fait, ces personnes ont reçu une invitation à payer qu’elles n’auraient jamais dû recevoir… puisque exonérées de cette redevance !
Le nombre de personnes concernées est considérable: 16 % des ménages wallons, indique le rapport de la Cour. "Je réclame la clarté sur ces 14 millions d'euros et je ne comprends pas comment le nécessaire n'a pas encore été fait pour rembourser les personnes", a lancé le député Pierre-Yves Jeholet (MR) au ministre Antoine, responsable de cette « bourde ».
Par ailleurs, où sont passées ces sommes ? Ont-elles été incluses dans les recettes de la Région ? A cette question posée par Pierre-Yves Jeholet, le ministre n’a pu fournir que des explications confuses, évoquant une « caisse » logée à l’administration…. « On admirera le sérieux de l’affaire », commente Pierre-Yves Jeholet. Le ministre Antoine a affirmé que les remboursements ont commencé ; toutefois, il n’a pu apporter la moindre preuve de cette assertion.
Par ailleurs, ce couac de dimension risque d’avoir des conséquences importantes pour le budget wallon, déjà en bien mauvaise santé : « Que va-t-il se passer si des citoyens, comme ils en ont le droit, réclament des intérêts pour ces sommes indûment prélevées ? », interroge Pierre-Yves Jeholet.
Le député MR a déjà annoncé qu’il allait déposer une interpellation afin que le ministre Antoine fasse toute la clarté sur cette affaire désastreuse pour la Région. « Ce n’est pas le premier couac qui intervient au sujet de cette redevance que le MR estime anti-sociale : une nouvelle fois nous réclamons son abandon pur et simple », conclut Pierre-Yves Jeholet.